Ta sphère est sans peauInstallation, poésie2025







Ta sphère est sans peau
2022
Encre sur papier, papier fait main de murier, soie de murier, un certain nombre de poèmes dit et non-dit
Installation accueillie par le Spazio Leonardo, Milan et le Musée National de la Montagne à Turin
Regarde regarde l’eau qui boit toutInstallation, vidéo, son, lecture performée2024










Regarde regarde l’eau qui boit tout
2024
Vidéo 4k 12min24sec, son, brouillard, pierre calcaire, encre sur papier, visiteurs par petit groupe, au théâtre Toselli
Commissariat : Andrea Lerda
Installation accueillie par le Théâtre Toselli à Cuneo, suite à la résidence Art.Ur
Élaborée dans le Val Gesso, les habitants sont invités à arpenter le théâtre en petit groupe, ils se retrouvent alors immergés par la lumière des torrents, lors de notre passage j’effectue la lecture en marchant d’un certain nombre de poèmes écrits lors des marches dans la vallée.
Tu souffles tes strates sur toutes les mersInstallation2024












Tu souffles tes strates sur toutes les mers
2024
Installations in situ; technique mixte, bois, écorce, polypores amadouviers, soles de mürier, roches, eau, terre, argile, cire d’abeille, résine d’arbre, insectes, fleurs, aimants audiophonique, led, cordes UHMWPE recyclées, enregistrements sonores et murmures d’habitants d’Aubenas
La majorité des matières a été glanée à pied dans le bassin d’Aubenas. Les matériaux ont entre quelques jours et plusieurs centaines de millions d’années.
Installation réalisée au cours d’une résidence de deux mois dans le territoire Albenassien, Ardèche.
Se vie en expérience physique, à sentir, toucher, écouter au Chateau d’Aubenas Centre d’Art Contemporain et du Patrimoine jusqu’au 13 octobre 2024
Le temps de l’exposition des lectures de poésie, des marches en paysages, des performances dans les rivières de la vallée de la Drobie ont eu lieu.
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Commissaire d’exposition :
Victor Secretan
Invité en résidence par Le Château - Centre d’Art Contemporain et du Patrimoine d’Aubenas, il a façonné spécialement pour cette exposition un ensemble de trois installations composées de fragments matériels et sonores empruntés au territoire environnant. Ces œuvres viennent se nicher dans trois espaces distincts du Château, ici sous la passerelle, plus loin et plus haut sous la charpente de l’escalier en vis du XVIeme siècle et le long du chemin de ronde au deuxième étage. L’artiste invite ainsi le visiteur à arpenter les espaces du Château, rejouant en filigrane la pratique de la marche, à l’essence de son geste artistique. Suspendus par des cordes et reliés par du fil de soie, les morceaux de bois, champignons, réalisations en cire d’abeille et autres minéraux entrent en dialogue et dansent autour de nous. Les captations sonores émanant d’éléments du paysage et du murmure des Albenassiens et Albenassiennes mettent l’œuvre en vibration.
La grâce, la douceur et la subtilité de ces installations révèlent le fragile équilibre et les dépendances entre l’animé et l’inanimé, l’humain et le non-humain, l’organique et le minéral, l’ordre et le chaos.
Ruben Brulat nous invite à habiter les interstices et les espaces poreux a la lisière des mondes.
Photographies : Laurent Lecat - Raphaël Dupont
Merci encore aux habitants du pays d’Aubenas et toutes les équipes du château.
Ici et làInstallation, marche2024




Ici et là
2024 - en cours
Batons de marches, essence de bois diverses, glanés, trouvés, taillés, utilisés.
Les visiteurs empruntent les batons de marches pour parcourir et arpenter lieu d’exposition et ses environs, au sein du paysage de quelques heures à plusieurs jours.
Une carte leur est fournis.
Parfois je guide leur marche.
Les batons de marches sont disséminés de mains en mains.
Installation accueillie par le Centre d’Art Contemporain et du Patrimoine le Chateau d’Aubenas
PorositéInstallation, son2023













Porosité
2023
son en boucle, 25 min
polypore amadouvier, cordage, chataigné, hetre, bois flottés, fil audio, aimant audio, cire d’abeille, papier, encre pigmentaire, lave, roches de grés, encres, argile
Field - recordings from the Etna and its inhabitants humans and non-humans, interviews of inhabitants.
The sound is resonating differently through each part of the installation composed of materials gathered in the forest, and on the Etna.
Show following a residency on Mt Etna in 2022 at cottanera in Randazzo.
Souffle, soufflePhotographie2023



Souffle, souffle
Souffle, souffle
Rouge hanche
Chute retenue
Elle est Nous
2023
105x131cm, numbered 1/5 + 2AP
self-portrait made between 2015 - 2022
Porosité de l’arbre couchéInstallation, marche2022








Porosité de l’arbre couché
Porosité de l’arbre couché, les cycles communs, partie deux : Fôret de Fontainebleau
2022
travaux in situ, plâtre, flore et faune, jet d’encre sur papier, terre
dimensions variables
Une instalation nait au sein de la fôret de fontainebleau, présence d’un dialogue établit un temps, les matieres sont glanées, assemblées en suspension, elles y flottent, Une série de figures dansent, autoportraits réalisées sur place. Les visiteurs sont invités à suivre un balisage pour trouver le lieu.
La terre et la tempêteVidéo, son2022





La terre et la tempête
2022
video HD, sound, Danakil, région Afar, golfe d’Aden
26 min 24 sec, one screen
Extracted clips as gifs.
Le grand dérangementInstallation, marche2021











Le grand dérangement
Le grand dérangement, les cycles communs, partie un : Fôret de Fontainebleau
2021
travaux in situ, plâtre, flore et faune, jet d’encre sur papier, terre
dimensions variables
Un espace se forme au sein du lieu d’émergence des travaux, aprés plusieurs heures de progression nous arrivont à un camp. Il est formé par les interactions. Enraciné, l’installation est partagé en communs, avec les individus, le milieu dans lequel elle reste un certain temps. Certaines piéces sont formées d’autoportraits, de prises de vues au sein de la fôret, par enfouissement, certaines permettent de s’abriter le temps d’un orage, d’autres sont enveloppées de cire d’abeille récolté dans les environs.
Un lit et un corps sont placés sous un des abris, que le vent finit par soulever.
EnfouirSculpture, Installation2020









Enfouir
2020
travaux in situ, plâtre, flore et faune scannées, jet d’encre sur papier, terre
dimensions variables, de 25x16x3cm à 220x56x25cm
Qu’est ce que la fin ? J’ai fouillé la mémoire de mes années passées, sur les routes de l’espace possible.
A voir, à chercher.
La question de la disparition est souvent venue, comme une fin, ou plutôt un passage, une porte. En pratiquant l’art le passage est sans arrêt, la recherche est faite de ces portes qui nous montre de nouveaux mondes.
J’ai imprimé, scanné, reimprimé.. puis enfoui ces images, je les ai enterré sous terre, pour les rendre invisibles, pour me rendre invisible, et basculer soudainement dans l’imaginaire. Cette propre disparition, se présente souvent, elle fait naître une grande sensation de vérité. Durant ce pont entre visible et invisible, où se situe la fin ? Elle se manifeste dans la dissolution de mon individu.
Les pièces, espaces négatifs sont formées à l’intérieur du sol, sont ensuite déterrées, rituellement rincées, certaines sont laissées dans ce sol. Le procédé est répété, un certain nombre de fois.
Tous ces passages à travers la fin sont très importants, ils permettent ce saut dans l’imaginaire pour trouver ce qui apparait juste, après le passé. La fin s’exprime dans l’amour de la vérité, ces passages sont le juste souffle de la vie.
Corps traverséesPhotographie2019











Corps traversées
2019
S’enfouir, s’envelopper, se traverser, cinq fois sous la cendre et le sable d’un cratère en éruption.
Self portraits. Each photographs as series, 20x25cm, framed in plaster. Unique
Voir dans le vert des junglesVidéo, son2018
De la LuneMarche2018





De la Lune
2018
Une marche, des habitats déplaceablent, une progression lente, à pieds pendant un mois, des pistes, des parages, des restes, des traces, des indices.
Fôrets Rwenzory, Congo et Uganda
DissolutionPeinture, Photographie2015 – 2016






















Dissolution
2015 - 2016
Canvas sizes from 40x50cm to 300x150cm,
photographs 40X50cm 1/5 + AP, 120x96cm 1/3 + AP, videos 1/2 + AP, self-portraits, HD video, and sound
Le travail autour et dans les volcans de la ceinture du pacifique, explore une submersion de l’espace sur le corps, un exploration de la couleur donnée par le paysage trouvés après des temps long de recherches dans la géologie. Les toiles apportés puis travaillés sur place, parfois laissé puis retrouvé, son mise en dialogue avec la nature en mouvement.
Nature soufflant du souffre par une vente venue de l’intérieur, cristallisant des minéraux sur une faille, cuisant l’argile de la Caldera. Toiles couvertes de souffre liquide solidifié dans le cratère, de terres, d’argiles, de cendres.
Dans ces lieux où le son et les sens sont envahit.
Mon corps est placé dans les fumés d’une vente, la sensation du souffre qui emplie, créant la noyade, l’étouffement, dans le bleu de sa flamme, sensation totale de dissolution.
Le corps placé dans un cratère proche de l’éruption et la menace de disparition, amplifiant à l’excès la vulnérabilité , atteindre un état d’abandon total.
Attendre les flotsPhotographie2016







Attendre les flots
2016
A series of photographs, inkjet on paper
Un bateau est rencontré en état d’évolution sur les rives du Gange. Il est fait de bois flotté, jettés, usés, il constitue les base de la future construction. Objets réutilisés, changement d’état, bois trouvés, corde, briques, bambou, pierres, sur les rives du Gange.
Un documentation est établie.
CommencementsPhotographie, vidéo2014 – 2015



















Commencements
2014 - 2015
A series of photographic works, inkjet on ultrasmooth paper
Self-portraits, landscapes, HD video, photographs edited in various dimensions, from 20x25cm to 260x130cm, numbered.
La série Commencements marque la rencontre avec plus de proximité de mon corps et le milieu volcanique, en commun.
En allant dans le Danakil pour passer plusieurs mois sur place, je me suis lié avec un paysage en devenir, le continent Africain s’y sépare en deux, les paysages sont géophysiques, l’homme y est de passage la sensation tangible d’un corps à sa limite est permanente.
Ce fut aussi ma première rencontre avec la couleur, éclatante des bains acides bouillonnant sur un sol de sel sédimenté, dans ces conditions serait apparut les premières formes de vies.
Dans ce déplacement j’ai tenté de me rapprocher de cette mémoire archaïque, état bactériel, microscopique passé, histoire inconsciente de notre expérience de vivre.
Constructions des courantsPhotographie2015






Constructions des courants
2015
A series of seven photographs , inkjet on paper
24x30cm, 1/5+AP
Des habitats sont rencontrés lors d’une marche. Ils sont fait avec les objets données par les mers du Golfe d’Aden en Somalie, élements ballotés, emportés, rejettés, repoussé, transformés, reconstruits.
À l'intérieurPhotographie2014















À l'intérieur
Série de photographies, dimensions variables, Inkjet on paper.
Sharing PathsPhotographie, Publication2013


















Sharing Paths
Sharing Paths, edition of 250 (and special edition of 50), Paths, self-published, 2013
Publication à 250 exemplaires + 50
PathsPhotographie2011 – 2013














Paths
2011 - 2013
A series of twelves photographic works, inkjet on ultrasmooth paper
120x150cm - 1/5+AP and certain photographs 60x80cm - 1/7+AP
Strangers that would be encountered along the way and willing to give themselves away to nature, resulting in a peregrination from more than a year, from Europe to Asia by land only, through Iraq, Iran, onto Afghanistan, Tibet until Indonesia, Japan and Mongolia.
Ruben searched for more far away lands, the unknown, in Paths, walking, riding, until there would a place, a person, if all circumstances only would come together, then there would be a picture, if one thing would come to be missing, the way would just continue, until finally all came together.
Performing sometimes in welcoming sand, sometimes in the harsh snow, the just encountered fellows would let themselves go, opening their senses. Embracing everything that surrounds them. Ephemera intensity before saying, often, goodbye to each other forever.
Placing the bodies of people there in part with these accidental and dramatic landscapes, like the trees, the rocks or the black sands of Gunung Bromo.
A narrative constructed only by the randomness of the encounter, places and body, meeting with utopia and hope in these only suspended moments. Bodies of people that became friends, performing, not without difficulties, leaving wounds, marks, and souvenirs from a time before heading towards different paths, after sharing one for a while.
PrimatesPhotographie2009 – 2010














Primates
2009 - 2010
A series of sixteen photographic works, inkjet on paper
110x137,5cm - 1/3+AP and 60x80cm - 1/5+AP
Il y a, dans la démarche de Ruben Brulat, quelque chose de romantique, au sens dix- neuvièmiste du terme. Son travail est celui d’un solitaire, exalté et mystique, lancé dans une quête qui le confronte aux limites et lui ouvre les portes d’une appréhension nouvelle du monde.
Autrefois, à la suite d’Amiel, toute une génération avait proclamé que « chaque paysage est un état d’âme », et plongé son regard dans des perspectives sans fin, accidentées comme la vie, torturées comme le sentiment humain. Une fascination que l’on retrouve nettement dans cette nouvelle série de photographies, intitulée Primates.
Pourtant, quand un Friedrich suggérait la grandeur humaine en représentant une silhouette anonyme absorbée dans le spectacle d’une mer de nuages, Brulat, lui, renverse l’expérience, en l’immergeant dans la réalité. Chez lui, il ne s’agit plus d’évoquer la grandeur d’un caractère, mais celle de la Création elle-même, où l’humain, en tant qu’espèce, cherche sa place.
Parmi les rochers, la neige et la glace hostiles, peu disposés à accueillir la vie, voici un corps sans identité, totalement nu et démuni. Parviendra-t-il à se fondre dans ce décor, dans cet infini d’accidents ? Saura-t-il s’apparenter à la bête qui, établie en son milieu, règne sur son territoire ? Elle est bouleversante, la tentative désespérée de cet être de faire corps, justement, d’être accepté, ou ré-accepté, par une matrice dont la substance humaine est étrangement exilée.
Le voici ravalé au rang d’espèce, comme un homme d’avant les millénaires, forcé de se connaître et de s’adapter aux déterminations extérieures qui ne sont que menaces.
Car il est impossible de faire abstraction des conditions de la réalisation de ces clichés : la prise de risque, l’émotion intense, la féerie et l’exploration des limites sont palpables. On perçoit que l’artiste répond à tous ses instincts, qu’il s’offre tout entier et se laisse atteindre par les choses. Si parfois un coussin de neige semble plus accueillant, plus moelleux, le spectateur ne peut réprimer le frisson que déclenche en lui ce corps soumis sans défense à la dévoration des éléments.
Il ressent l’urgence, l’impossibilité de penser, mais aussi la rapidité et la volupté inattendue de l’action.
Certes, il ne se crée pas l’illusion que la fusion avec la nature soit possible sans lutte ni conditions. Mais cette série raconte une quête, avec son lot d’espoirs déçus et de tentatives avortées, et au bout du chemin, un fugace mais incontestable triomphe.
Celui d’être parvenu, ne serait-ce que pour un instant et dans l’ivresse du moment, à créer la symbiose : lorsque la figure humaine, comme apaisée, semble se confondre avec un éboulis rocheux, flotter sereinement à la surface d’une nappe d’eau noire aux côtés d’une croûte de glace, ou trouver refuge au creux d’un tapis d’herbe tendre, au vert dense et profond.
par Dan Nisand, écrivain.
